Depuis quelque temps, l’idée de construire un simulateur de course me trotte dans la tête. Avant de commander le moindre composant ou de commencer la fabrication, j’ai souhaité prendre le temps d’étudier les différentes solutions existantes, leurs avantages, leurs contraintes et surtout leur coût.
Cette première vidéo est donc une phase de réflexion et d’exploration. L’objectif est également de recueillir les avis et retours d’expérience de personnes ayant déjà réalisé ce type de projet.
🏎️ Les différents types de simulateurs
Tous les simulateurs ne procurent pas les mêmes sensations.
Le modèle le plus simple est constitué d’un siège, d’un volant et de pédales fixés sur une structure statique. Rien ne bouge, mais cela permet déjà une immersion intéressante à moindre coût.
À l’opposé, on trouve les simulateurs dynamiques capables de reproduire les mouvements du véhicule grâce à plusieurs moteurs.
🔄 Comprendre les degrés de liberté
Lorsqu’on parle de simulateur dynamique, la notion essentielle est celle des degrés de liberté (DOF – Degrees Of Freedom).
Un système complet dispose de six degrés de liberté :
- Trois rotations
- Tangage (avant/arrière)
- Roulis (gauche/droite)
- Lacet (rotation sur lui-même)
- Trois translations
- Haut / bas
- Avant / arrière
- Gauche / droite
Les plateformes les plus sophistiquées sont capables de reproduire l’ensemble de ces mouvements afin d’offrir une immersion maximale.
⚙️ Les solutions intermédiaires
Entre le simulateur statique et la plateforme professionnelle à six degrés de liberté, plusieurs solutions existent.
Une architecture très répandue repose sur quatre vérins ou moteurs placés aux quatre coins du châssis. Cette configuration permet déjà d’obtenir trois à quatre degrés de liberté et procure des sensations particulièrement convaincantes.
L’avantage est double :
- Une construction relativement accessible.
- Un coût nettement inférieur aux solutions haut de gamme.
Pour un projet réalisé soi-même, le budget se situe généralement autour de quelques milliers d’euros.
🚀 Les plateformes 6 DOF : le rêve ultime
Les simulateurs à six degrés de liberté représentent ce qui se fait de mieux actuellement.
Grâce à six actionneurs travaillant simultanément, ils reproduisent fidèlement les mouvements du véhicule et offrent une immersion impressionnante.
Cependant, plusieurs contraintes apparaissent :
- Un encombrement important.
- Une mécanique plus complexe.
- Un budget pouvant dépasser 10 000 €.
Ces plateformes utilisent souvent une architecture dite hexapode, composée de six vérins reliés à une plateforme mobile.
🔊 Les effets complémentaires
Les mouvements ne sont pas les seuls éléments qui participent à l’immersion.
De nombreux passionnés ajoutent également :
- Des tendeurs de ceinture simulant les freinages.
- Des transducteurs basse fréquence reproduisant les vibrations du moteur.
- Des systèmes simulant les pertes d’adhérence ou les passages sur les vibreurs.
Ces équipements permettent d’améliorer considérablement les sensations sans nécessairement augmenter le nombre de degrés de liberté.
🔧 Les actionneurs SFX-100 et leurs évolutions
Lors de mes recherches, je suis tombé sur le projet open source SFX-100, très populaire dans le monde du simracing DIY.
Le principe est relativement simple :
- Un moteur électrique.
- Une vis à billes.
- Un profilé aluminium.
- Quelques pièces imprimées en 3D.
L’ensemble forme un vérin capable de déplacer la plateforme avec précision.
De nombreuses variantes ont vu le jour depuis, avec des courses plus longues et des améliorations mécaniques permettant d’augmenter les performances.
🧠 Quelle direction choisir ?
Pour un premier projet, la question du compromis est essentielle.
Faut-il :
- Construire directement une plateforme 6 DOF ?
- Commencer par un système plus simple à 3 ou 4 degrés de liberté ?
- Concevoir une architecture évolutive pouvant être améliorée progressivement ?
À ce stade, l’idée d’une solution modulaire semble particulièrement intéressante. Elle permettrait de commencer avec un budget raisonnable tout en conservant la possibilité d’ajouter des fonctionnalités par la suite.
💰 Le facteur budget
Le coût reste évidemment un élément déterminant.
À titre indicatif :
| Type de simulateur | Budget approximatif |
|---|---|
| Statique | Quelques centaines d’euros |
| 2 à 4 DOF DIY | 1 500 à 3 000 € |
| 6 DOF DIY | 5 000 à 10 000 € |
| 6 DOF commercial | 10 000 à 15 000 € et plus |
À cela s’ajoutent le siège, le volant, les pédales, les écrans ou le casque VR.
🎯 Conclusion
Cette première étape m’a permis de mieux comprendre les différentes technologies disponibles dans l’univers du simracing dynamique.
Pour l’instant, aucune décision définitive n’est prise. L’objectif est d’analyser les différentes possibilités, d’évaluer leur faisabilité et de recueillir un maximum de conseils avant de lancer la construction.
La prochaine étape pourrait être la réalisation d’un premier actionneur afin de valider le concept et de commencer à mesurer concrètement les performances obtenues.
L’aventure ne fait que commencer. 🚗💨

